vendredi 22 avril 2016

je suis si fatiguée

Très intéressant ce texte :

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Le piège du féminisme "bon pour les hommes" 
Nous sommes nombreuses à avoir déjà investi nos efforts dans une discussion, souvent stérile, visant à convaincre une connaissance masculine du fait que le féminisme n’est pas un courant anti-hommes, voire qu’il est, en réalité, bon pour les hommes. Cette reddition de comptes qu’on exige de nous est à la fois singulière et déplacée. C’est la réputation du féminisme comme d’un mouvement haineux et revanchard (alors que c’est probablement le mouvement anti-oppression le moins violent) qui place chaque féministe dans la situation délicate d’avoir à plaire à l’oppresseur et à se justifier lorsqu’elle le critique. Ladite situation est loin d’être confortable, et nous souffrons toutes des commentaires déplacés, des insultes, des regards condescendants et des autres comportements qui, selon notre humeur, nous font regretter d’être féministe ou nous convainquent du caractère essentiel de notre lutte. Dans le feu croisé du patriarcat et de l’antiféminisme pseudo-égalitariste, il peut être tentant, pour se gagner un allié précieux (parce qu’en position de pouvoir), de lui faire miroiter tout ce qu’il a à gagner avec le féminisme. Or, ce mythe du féminisme bon pour les hommes est à la fois mensonger et contreproductif.
Dans notre société hautement patriarcale, les hommes ne sont pas opprimés en tant qu’hommes. Un mouvement visant à détruire le privilège masculin ne peut les avantager. Bien sûr, le féminisme a pour but d’élever le niveau de vie des femmes, et non d’abaisser celui des hommes. Il permet aussi la destruction de stéréotypes qui privent les petits garçons des plaisirs de la corde à danser et de la poupée et leur imposent d’adopter des comportements dits masculins qui proscrivent toute preuve d’émotivité. Cependant, même si devoir se conformer à un moule est une violence, les préjugés envers les hommes sont tels qu’ils les valorisent et nous font voir en eux la force, le courage, la neutralité et la réflexion. En effet, les stéréotypes ont le double mandat de façonner les comportements et de nous faire voir ce à quoi ils nous font nous attendre, ce qui explique qu’ils puissent nous paraitre « vrais », comme toute prophétie autoréalisante. Or, ce qui est masculin est valorisé, et ce qui est valorisé est dit masculin : c’est le dilemme de l’œuf ou la poule, mais le résultat est que les hommes, au final, sortent gagnants de la fiction de la masculinité et de la féminité. Ainsi, même si, individuellement, certains hommes voient leur liberté réduite par les modèles imposés, collectivement, ils en retirent un grand bénéfice. 
Il est faux de dire que ce que les femmes gagnent en droits est enlevé aux hommes. Cependant, les hommes ont tous leurs privilèges à perdre avec le féminisme. Sur une piste de course, on peut avancer les femmes à la ligne de départ des hommes sans toucher à la position de ces derniers. Cependant, en bout de ligne, ils auront moins de facilité à l’emporter. Il faut donc être conscient-e-s de la dynamique qui s’opère entre les droits des femmes et les privilèges des hommes. Quand les femmes gagnent le droit de vote, les hommes voient le poids de leur voix diminuer de moitié. Quand elles obtiennent une loi abolitionniste ou la pénalisation du viol, ils perdent leur droit de violer. Quand elles gagnent en sécurité, ils perdent leur permis de tuer. Quand elles obtiennent un salaire juste, ils peuvent raisonnablement prédire une diminution de leur rémunération à long terme. On peut continuer ainsi indéfiniment : pensons seulement aux relations de couple hétérosexuelles où le partage de l’autorité et des responsabilités implique nécessairement moins de pouvoir et plus de travail pour l’homme. Pensons également à l’immense privilège de voir son genre représenté partout : dans les instances démocratiques, dans les produits culturels, dans les figures historiques, dans le domaine scientifique… Une représentation plus juste des genres détruira l’illusion que ce sont les hommes qui font et ont fait rouler le monde.
Il y a évidemment des exceptions et des cas plus nuancés. Le droit de vote de certaines femmes québécoises (privilégiées) a été acquis comme le pion d’une lutte entre hommes politiques et hommes d’Église. L’accès libre à l’avortement permet, dans certains cas, une sexualité plus accessible et des pressions sur la partenaire pour éviter la paternité. Le travail salarié des femmes permet des revenus plus importants pour les ménages, et est très utile en temps de guerre – entre hommes –.
Je suppose que les gains du féminisme ont été plus aisés lorsqu’ils avantageaient partiellement les hommes. Depuis toujours, ce sont eux qui, détenant majoritairement les différentes plateformes de pouvoir, y consentent et les balisent. Aujourd’hui, cependant, il est grand temps que les femmes fixent elles-mêmes leurs droits et réalisent de leurs mains l’égalité tant attendue. Il est temps qu’elles votent des lois qui retireront aux hommes leur droit de violer ou leur domination économique. Il est temps qu’elles envahissent l’espace public que les hommes se réservent et qu’elles prennent leurs places dans les médias et dans les milieux dits intellectuels. Il est grand temps qu’elles dérangent.
Il n’est pas exclu qu’elles aient des alliés dans les luttes qu’elles mènent. Cependant, ces alliés, ceux qui se diront « proféministes », ne seront jamais ceux que nous aurons rassemblés autour de la promesse d’avantages pour leur genre. Nos véritables alliés comprendront que le féminisme n’est pas anti-hommes, mais qu’il n’est pas non plus pro-hommes. Ils accueilleront la perte éventuelle de leurs privilèges institutionnels et du pouvoir qu’ils exercent toujours, quelles que soient leurs bonnes intentions. C’est seulement à cette condition que le féminisme pourra accepter que des hommes participent au mouvement, en autant qu’ils demeurent en tout temps conscients de leur privilège. Cessons donc de nous justifier devant ceux qui profitent allègrement du patriarcat. Cessons de leur promettre des carottes s’ils daignent mettre leur pouvoir au profit de l’égalité. Le féminisme est un courant égalitariste qui vise l’autonomisation des femmes – tout autre dessein est un mensonge tissé par celle qui veut vous le vendre. Mais la vérité, c’est que vous lui faites perdre son temps. La vérité, c’est qu’elle n’a pas besoin de votre charité.
>>
( je le copie/colle parce que le format du blog est un peu dur à lire je trouve, cliquez cependant sur le lien pour remercier son autrice :) http://decolereetdespoir.blogspot.fr/2014/06/le-piege-du-feminisme-bon-pour-les.html )


Je fais partie de celles qui invoquent, aux hommes, les avantages qu'ils ont a tirer du féminisme. Je crois être obligée d'en passer par là pour ne ce serait-ce que garder des amis. C'est vrai que c'est une forme de "manipulation" mais qui me semble un mal nécessaire pour casser le mur d'ignorance qui braque souvent mes interlocuteurs, je ne trouve ça glorieux pour personne.

Mais je ne sais pas comment agir mieux, entre :
  • - la rage qui m'anime face à un ami complètement égoïste et braqué,
  • - mon envie de lui faire voir ce que vivent les femmes au quotidien pour qu'il accepte qu'il est privilégié dans son genre masculin et qu'il a le pouvoir et le devoir de ne pas en profiter et, s'il est juste, de défendre les victime de l'oppression patriarcale,
  • - mon envie de lui foutre une grosse patate tellement ce qu'il dit dans un premier temps est souvent aberrant et stupide et méprisant et méprisable et, arg, dégueulasse et honteux,
  • - la nécessité de garder mon calme pour ne pas plus le braquer
  • - et le désespoir et la fatigue qui m'envahit et me donne juste envie de me laisser tomber au sol et de pleurer face à tant d'égoïsme.
J'aime incontestablement les hommes de ma vie et je ne veux pas faire une croix sur eux mais je suis fatiguée de devoir être un peu leur mère à longueur de temps, compréhensive, douce ou au moins pas trop revêche, aimante, et leur surtout faisant passer des infos importantes sans trop les secouer sous peine de les perdre et parce que sinon c'est la colère et la haine qui les anime.

MERDE, ils me font chier à être des gros boeufs la plupart du temps et à se prendre pour des princes charmants dès qu'ils ne sont pas des salauds, à être persuadés d'aimer les femmes alors qu'ils ne veulent pas les connaitre. Ils aiment une image de LA femme, un stéréotype que leurs prédécesseurs ont inventé.

Cette femme n'existe pas, et celle qui s'y conforme, quand elle croise un homme, elle ne le respecte pas mais elle a peur de lui, c'est bien différent, ou bien elle le méprise et utilise ses préjugés. Elle le prend pour le stéréotype de l'Homme stupide qui ne pense qu'avec sa bite, qui viole, qui frappe, qui ne se maitrise pas, qui est pire qu'un bête enragée, qui est une menace, une agression potentielle, ou au moins un oppresseur.

Toi, là, qui me lis, quel homme/femme es-tu ?
quel homme/femme veux-tu être ?

mercredi 25 mars 2015

Mademoiselle



Visiblement ce n'est toujours pas clair, même pour certains-es féministes :

"La distinction entre "Madame" et "Mademoiselle" s’est répandue sous le code Napoléon de 1804 qui faisait de la femme une mineure à vie. Celle-ci dépendait d’abord du père puis du mari, l’administration devait donc déterminer sous quelle tutelle elle se trouvait. Il ne s'agissait pas d'établir une hiérarchie entre les termes, mais de distinguer des statuts différents. "
http://quoi.info

"Que certaines tiennent à se présenter ainsi, relativement aux hommes, affichant leur disponibilité sexuelle, m’étonnera toujours. Mais après tout, chacune son trip. Tant que ça n’est pas obligatoire…" http://romy.tetue.net

"l’emploi du terme « Madame », considéré comme l’équivalent de « Monsieur » pour les hommes, lequel ne préjuge pas du statut marital de ceux-ci."
http://www.service-public.fr

lundi 10 novembre 2014

D'autres en parlent mieux que moi : Ce monde sexiste m’épuise


Mircea Austen, mars 2014  :
http://www.madmoizelle.com/sexiste-epuise-238678

"(...) 
   J’en ai marre de faire preuve de pédagogie lorsque (...) la moindre faiblesse dans l’argumentaire 
d’une féministe (...) sert d’argumentaire total (...) pour (...) détruire un mouvement qui se nourrit 
de centaines de recherches universitaires, de livres, de penseurs, de courants (...)
   J’en ai marre de voir des types m’expliquer (...) l’air triomphant,
que si les féministes servaient à quelque chose elles n’auraient pas à emmerder le monde
avec le « mademoiselle » sur les formulaires administratifs, 
de devoir expliquer pour la énième fois que c’est l’infantilisation et la subordination d’une femme 
à son père puis à son mari qui est mise en cause, et non l’usage de ce terme dans la vie de tout les jours.
   En terme de pédagogie j’ai tout sorti, j’ai appris les chiffres, les statistiques, j’ai expliqué la culture du viol
à des violeurs qui s’ignoraient encore, (...) J’ai aussi pris le risque de me fâcher avec des proches (...) 

Aujourd’hui je veux que l’exigence de pédagogie change de camp.

   Je veux qu’on m’explique pourquoi il est normal que des gamines de 14 ans (...) se réfugient en masse
dans un idéal impossible à atteindre d’esthétique parfaite (...) 
   pourquoi mes droits constitutionnels sont (...) constamment remis en question (...) 
   pourquoi la majorité des femmes de mon entourage a été victime d’une agression sexuelle
et/ou de viol, sans que la société ne se soit remise en cause une seule seconde.
   (...) pourquoi, bien que diplômée des meilleurs cursus, j’ai statistiquement toutes les chances 
d’être moins payée qu’un homme, et pourquoi ce constat qui serait considéré
comme une preuve de racisme ailleurs est réduit ici au simple phénomène de société (...)

   Je ne supporte plus de m’excuser lorsque je tente d’expliquer une théorie féministe qui prend
plus de deux minutes à être développée, (...) parce que (...) de toute façon elles ont déjà gagné.
   J’en ai marre de dire « désolée » lorsque je rembarre un gros con qui m’accoste dans la rue,
et ce depuis que j’ai quatorze ans (...) 

Aujourd’hui je veux que les excuses changent de camp.

   Que les « incultes » qui en restent à ce que les médias expliquent du féminisme s’excusent 
de ne pas prendre le temps de se renseigner davantage, de lire davantage, de discuter davantage.
   Je veux que les publicitaires s’excusent de promouvoir un idéal morbide (...) 
   Je veux que les politiques s’excusent de traiter la cause de 52% de la population française
comme une cause « accessoire »
   Je veux que les entreprises s’excusent d’estimer que nous valons moins qu’un homme.
   Je veux que les créatifs, dessinateurs, concepteurs de jeux vidéo et autre réalisateurs s’excusent 
de manquer d’imagination pour nous offrir des personnages féminins à la mesure de notre potentiel,(...)
   Je veux que l’Éducation Nationale s’excuse de traiter l’Histoire 
uniquement à travers le prisme des grands hommes 
comme si aucune femme, en 3000 ans, n’avait jamais rien accompli (...) 

   J’en ai marre d’attendre le grand jour où enfin une femme sera un citoyen comme un autre, (...)
   j’en ai marre d’attendre que l’égalité hommes-femmes tombe du ciel
comme un cadeau des élites masculines (...) 
   J’en ai marre d’attendre dans la position de celle qui réclame
comme si l’égalité était un caprice (...)"

vendredi 7 novembre 2014

D'autres en parlent mieux que moi : La F.A.Q. du sexisme accessible aux débutants




Voici quelques exemples des réponses simples à des questions basiques qu’on entend souvent
lors de conversations sur le féminisme.
Je vous conseil vivement de lire l'article original en entier : http://biaise.net/blog/la-f-a-q-du-feminisme/

«
«LE Féminisme»
 (...) il n’existe pas un féminisme (...)
De multiples mouvements féministes existent et peuvent diverger
sur les causes de l’oppression des femmes et sur les moyens à mettre en oeuvre pour les combattre. (...)
pas besoin de se reconnaître dans un groupe féministe pour dire qu’on l’est. (...)

«Oui mais regarde, y a plein de femmes que ça ne dérange pas»
(...) beaucoup de femmes s’opposaient au droit de vote des femmes (...)
(...) lutter pour l’égalité, c’est risquer de perdre sa place dans une société sexiste, parce qu’on cherche
à construire un monde plus égalitaire à long terme.
Donc ça demande un certain courage.

«Ça ne dérange que les féministes»
Évidemment puisque les féministes sont les personnes qui se renseignent sur le sexisme
et qui comprennent ses rouages. (...)


«On a déjà fait de gros progrès en France/en Europe»
(...) Faire des progrès, ce n’est pas pour autant être arrivé au terme de l’égalité. (...)

«D’autres pays/ certaines religions sont beaucoup plus sexistes»
(...) Il faut commencer par balayer devant sa porte avant de donner des leçons.
Les discriminations auxquelles on est habitué-e-s choquent beaucoup moins 
que celles provenant d’autres cultures. (...)

«Il n’y a pas plus important ? Et les petits enfants qui meurent de faim en Afrique…!»
«Il y a pire ailleurs, tu devrais être contente»
(...) on peut (...) s’occuper de plusieurs causes humanitaires à la fois (...)
(...) on pourra toujours trouver pire ailleurs (...)

«Les féministes veulent instaurer une matriarchie / vous voulez prendre le pouvoir ! »
(...) jamais les femmes féministes n’ont demandé plus de pouvoir que les hommes.
Mais le fait qu’elles osent demander les mêmes dérange déjà assez pour que
certains hommes se sentent menacés, eux et leurs privilèges.  (...)

«Les féministes sont sexistes aussi / et les hommes dans tout ça ? / et le masculinisme ? »
(...) Les féministes luttent contre le patriarcat, pas contre les hommes. (...)
Le masculinisme, par contre, est un mouvement qui vise à protéger le patriarcat. (...)
On pourrait placer, de part leur racine éthymologique, masculinisme et féminisme sur un terrain égal
(...) malheureusement, des mots égaux ne font pas des revendications égales :
quand les féministes revendiquent l’égalité, les masculinistes
ne sont rien d’autre qu’un groupe réactionnaire. (...)

«Vous les féministes vous n’aimes pas les hommes de toute façon / vous êtes des mal-baisées»
(...) il n’y a pas que des femmes chez les féministes (...)
quelle que soit notre orientation et notre activité sexuelle,
en fait, on s’en fout : ça n’a rien à voir avec nos revendications. (...)
(...) nous n’aimons pas la misogynie (qu’elle vienne d’hommes ou de femmes, d’ailleurs) (...) 
ce ne sont pas les hommes que nous n’aimons pas (...)

«Moi de toute façon je ne suis pas sexiste»
Voilà une chose facile à affirmer. Mais comment en être sûr ?
Les féministes sont les premiers à avouer 
qu’ils ne sont pas exempts de ce qu’on appelle le sexisme ordinaire.
Et comment faire autrement ? Nous avons grandi dans une société sexiste !
Ses codes sont profondément ancrés dans nos mœurs.
Tout le monde est sexiste : c’est normal.
Il faut faire beaucoup d’efforts pour comprendre comment fonctionne le patriarcat
et la culture du genre (...)
s’interroger, se renseigner, remettre en cause toute une éducation. (...)

«Y a quand même des différences biologiques objectives»
(...) elles sont biologiques. Pas comportementales ni culturelles.
L’argument des différences biologiques a déjà motivé le racisme (...)
Les différences biologiques ne sont pas suffisament importantes dans la société
pour que les gens n’aient pas les mêmes droits. (...)

«Oui, mais les hommes ont un pénis et de la testostérone et les femmes des seins et des œstrogènes, et puis les femmes portent les enfants, c’est la nature.»
(...) Si les œstrogènes impliquaient nécessairement qu’une femme doive, pour sa survie
en tant que femme, s’épiler, se maquiller et s’arracher les poils, 
ça ferait longtemps que toutes les femmes le feraient. Or, elles ne le font pas toutes.
On peut donc en conclure (...) que ces comportements sont appris.
Les féministes ne luttent pas contre les lois de la nature. Simplement contre les clichés de genre. (...)

«Moi je crois que l’homme et la femme sont égaux mais complémentaires.»
En général on parle de « complémentarité » pour « expliquer » le rôle social des femmes
et ainsi justifier que les rôles assignés aux hommes et aux femmes ne soient pas équivalents (...)

«Je préfère le terme Anti-Sexisme»
Anti-sexisme et féminisme sont synonymes. Mais on continue d’utiliser le mot féminisme
(malgré sa mauvaise connotation) pour trois raisons :

- D’abord, ce mouvement a déjà remporté de beaux combats (avortement, divorce,
droit de vote des femmes etc),
nous sommes donc fières/fiers de nous ranger sous cette bannière.
- Le sexisme même s’il enferme les deux sexes dans des clichés désagréables,
est malgré tout un système oppressif qui défavorise d’abord les femmes.
- « Féministe » est un mot mal connoté à cause de la réputation que le patriarcat a encouragé
au sujet de ce mouvement.
Changer de nom ne servira à rien car tant que nos actions dérangeront, nous seront mal vus. (...)

«Moi je suis pas féministe, je suis égalitariste/humaniste.»
Impossible d’être égalitariste ou humaniste sans être féministe.
Ces deux concepts réunissent toutes les idéologies égalitaires. Donc forcément, dedans il y a le féminisme.
Beaucoup de féministes sont humanistes (...)

«Moi j’aime pas les mots en « -isme ».»
(...) tu n’aimes pas l’altruisme ? L’alpinisme ? Le cubisme ?
(...) à ceux qui veulent être perçus comme étant neutres (...)
il est impossible de n’avoir aucune opinion politique (...)
le fait de ne rien faire, de ne pas voter ou de ne pas manifester,
c’est montrer (même à son insu) par sa non-action
qu’on considère que tout va pour le mieux et qu’il n’y a rien à changer. (...)

«Il y a aussi des hommes battus et des hommes violés et vous ne faites rien pour eux»
Et bien il se trouve que si, en fait. (...)
(...) On ne dira jamais au sujet d’un hommes qu’il a mérité un viol 
parce qu’il se baladait torse nu (...)
Pas plus qu’on ne soupçonnera un homme d’avoir maltraité « mentalement » sa femme
pour expliqué qu’il ai été battu.

«Vous êtes vachement agressives quand même, ça ne sert pas votre cause»
(...) c’est partir du principe que tous les militants sont les mêmes. Ce qui n’est pas le cas.
(...) pourquoi ne pas essayer de voir au-delà de notre colère ? Ce qui est important, au fond,
c’est le message. (...)
Est-ce que sous prétexte que vous vous êtes sentis agressé par des féministes, 
vous allez continuer d’être sexiste -punissant ainsi injustement toutes les autres femmes- ?


«Les féministes sont paranoïaques»
(...) les féministes ont l’air paranoïaques parce qu’elles-ils dénoncent simplement des choses 
qui ont l’air normales tant on y est habitué. (...)
Plutôt que de taxer un-e féministe de paranoïaque quand elle-il dénonce quelque chose,
pourquoi ne pas lui demander exactement pourquoi est-ce qu’elle-il dénonce cette chose ?


«Les femmes ne sont pas obligées de se maquiller, s’épiler, etc., elles le font uniquement par plaisir.»
(...) pourquoi est-ce que la plupart des femmes n’osent même pas sortir de chez elles
sans se passer un coup de rasoir sous les bras ? (...)
La société a des codes. Quand on les respecte pas, on s’y intègre moins bien. 
Et c’est désagréable de se sentir moins bien intégré-e dans la société. (...)
Si des femmes ou des hommes se préfèrent glabres, pourquoi pas ?
Mais il ne faut pas que ça ne devienne la norme en faisant passer ceux qui ne s’y collent pas
pour des marginaux.

«Vous parlez au nom de toutes les femmes sans leur demander leur avis ! »
(...) Le droit à l’avortement n’a pas obligé toutes les femmes à avorter. (...)

«Le féminisme défend les droits de la femme… bourgeoise ! »
les féministes luttent pour les droits des femmes
ne veut pas dire qu’elles-ils ne luttent pas contre les inégalités sociales (notamment de classe) également.
Les systèmes oppressifs fonctionnent souvent ensemble, alors pour lutter contre eux,
les causes se recoupent aussi. On appelle ça l’intersectionnalité. (...)

«Le féminisme s’attache à des luttes peu importantes, comme la suppression du terme « mademoiselle » »
(...) il ne faut pas confondre des luttes qui occupent de l’espace médiatique
à l’ensemble des luttes féministes réellement menées. (...)
on ne peut que s’étonner de la véhémence avec laquelles certain·e·s critiquent de telles luttes :
si la distinction entre « madame » et « mademoiselle » est un problème à ce point anecdotique,
pourquoi tant d’effort et de violence à pointer du doigt celles et ceux qui mènent cette lutte ?
»


Si, si, allez lire l'original : http://biaise.net/blog/la-f-a-q-du-feminisme/



dimanche 17 février 2013

D'autres en parlent mieux que moi : Aurélie et Nina 2, le retour

Je voulais voir s'il y avait du neuf du coté de ces deux nanas dont on a beaucoup parlé,
mais c'est comme tout, le temps passe et on les oublie...
Je suis juste tombée sur un articles qui date de novembre 2012 que je trouve intéressant :

" les cours d’assises attendent des victimes qu’elles parlent comme des chercheurs, des écrivains ? (...)
Nina sortait de l’audience à tout bout de champ et cela rendait le débat particulièrement brouillé
et tourmenté. (...) ce que je n’aurais pas compris c’est qu’elle ne sorte pas. "

" La cour n’a pas compris que pendant ces six mois de mise à mort, Nina a été capable de sourire à table. Pour la défense, « quand on est violée, on ne réagit pas comme ça ». (...) 

(...) tous les experts sont venus affirmer que ses symptômes étaient la preuve des agressions
et se sont accordés pour dire qu’elle n’était pas dans la victimisation "

" il faudrait que les cours d’assises soient davantage formées pour comprendre
à quel point il est difficile de se remémorer,
pour comprendre « comment on est quand on est violée ».

" (...) personne ne remet en cause le principe de la présomption d’innocence (...)
Nina dit d’ailleurs comprendre certains acquittements par manque de preuves. Mais cela, les médias ne le relaient pas.
Les médias préfèrent dire qu’un procès doit être réparateur pour les victimes, alors qu’il ne fait aucun doute qu’elles doivent se reconstruire ailleurs. "

" Le verdict était vicié dès le départ.
A quoi pouvait-on s’attendre treize ans après les faits ?
La peine ne sanctionnant pas qu’un crime mais un homme qui a commis un crime à un moment donné,
une réponse pénale aussi tardive ne peut pas avoir de sens. Ce sont les manquements judiciaires successifs qui ont mis la cour dans une impasse.
Aucune peine ne peut être cohérente à ce moment-là : ni la condamnation à de la prison, ni son absence.
(...)Le dysfonctionnement de cette affaire, il fallait s’en préoccuper avant. "

"(...) le débat s’arrêtera là, laissant la vie d’autres filles sous d’autres piles de dossiers
à attendre des années que la justice veuille s’y intéresser
. "

mercredi 23 janvier 2013

D'autres en parlent mieux que moi : Les 100 personnes les plus riches

voici un résumé en citations d'un très court article du Point.fr : 

" Oxfam pointe l'aggravation des inégalités des revenus mondiauxnotamment depuis la
crise de 2008. Pour l'organisation humanitaire britannique, l'accroissement de cet écart
empêche de s'attaquer au fléau de l'extrême pauvreté. " 

" les revenus nets des 100 personnes les plus riches du monde ont atteint 240 milliards de
dollars. Soit une hausse de 60 % au cours des vingt dernières années " 

" Les 100 personnes les plus riches ont un revenu annuel qui pourrait permettre
d'éradiquer quatre fois la pauvreté. " 

" le creusement de l'écart entre très riches et très pauvres est "contre-productif
économiquement, met en danger la démocratie, alimente les tensions sociales et aggrave
la destruction de l'environnement". " 

" Oxfam préconise notamment la fermeture des paradis fiscaux, qui abriteraient (...) 
un tiers de la richesse mondiale. "

dimanche 18 novembre 2012

D'autres en parlent mieux que moi : l'égalité devant le mariage

Virginie Despentes dans une tribune que publie TÊTU.com. :

" J'ai l'impression qu'en tombant amoureuse d'une fille j'ai perdu une moitié de ma citoyenneté. "

Je ne vois aucun autre mot qu'homophobie pour décrire ce que je ressens d'hostilité à mon endroit (...) Je n'ai pas à me sentir punie parce que j'échappe à l'hétérosexualité. "

" Je paye les mêmes impôts qu'un humain hétéro, j'ai les mêmes devoirs, je veux les mêmes droits "

" Si demain on m'annonce que j'ai une tumeur au cerveau et qu'en six mois ce sera plié, moi je ne dispose d'aucun contrat facile à signer avec la personne avec qui je vis depuis huit ans pour m'assurer que tout ce qui est chez nous sera à elle. "

" Mais je suis gouine (...) c'est normal que ma succession soit difficile à établir. Qu'on puisse la contester. Ou qu'elle doive payer soixante pour cent d'impôts pour y toucher. Une petite taxe non homophobe, mais qu'on est les seuls à devoir payer alors qu'on vit en couple. "
" La question de l'héritage est centrale dans l'institution du mariage. Les sourds, les aveugles et les mal formés pendant longtemps n'ont pas pu hériter. Ils n'étaient pas assez humains. Me paraît heureux qu'on en ait fini avec ça. Les femmes non plus n'héritaient pas. Elles n'avaient pas d'âme. Leurs organes reproducteurs les empêchaient de s'occuper des affaires de la cité. "

"Et de la même façon, pitié, arrêtez les âneries des psys sur les enfants adoptés qui doivent pouvoir s'imaginer que leurs deux parents les ont conçus ensemble. Pour les enfants adoptés par un parent seul, c'est ignoble de vous entendre déblatérer. Mais surtout, arrêtez de croire qu'un petit Coréen ou un petit Haïtien regarde ses deux parents caucasiens en imaginant qu'il est sorti de leurs ventres. Il est adopté, ça se passe bien ou ça se passe mal mais il sait très bien qu'il n'est pas l'enfant de ce couple. "

" Arrêtez de nous bassiner avec le modèle père et mère quand on sait que la plupart des enfants grandissent autrement, et que ça a toujours été comme ça. Quand les dirigeants déclarent une guerre, ils se foutent de savoir qu'ils préparent une génération d'orphelins de pères. Arrêtez de vous raconter des histoires comme quoi l'hétérosexualité à l'occidentale est la seule façon de vivre ensemble, que c'est la seule façon de faire partie de l'humanité. "

" pour les enfants, ne vous en faites pas pour ça: on ne pourra pas se comporter plus vilainement que vous ne le faites. Etre des parents plus sordides, plus inattentifs, plus égoïstes, plus j'm'enfoutistes, plus névrosés et toxiques - impossible. Tranquillisez vous avec tout ça. Le pire, vous vous en occupez déjà très bien. "

Un résumé des saloperies balancées publiquement qui sont honteuses et diffamantes  intolerables et clairement homophobes. Par Charles Dantzig, écrivain ; Dominique Fernandez, écrivain ; Christophe Honoré, réalisateur; Olivier Poivre d'Arvor, directeur de France Culture...
"Nous ne sommes pas des pétitionnaires de profession. Certains d'entre nous sont gays, d'autres lesbiennes, d'autres hétérosexuels. Certains de gauche, d'autres de droite, certains chrétiens, d'autres juifs, d'autres agnostiques. Quelle que soit leur orientation sexuelle, certains ont des enfants. Certains sont célibataires, d'autres mariés, d'autres veufs. Aucun n'a de rendre compte à personne de son mode de vie. La plupart ont eu des parents hétérosexuels, et, parmi eux, certains ont eu une enfance malheureuse. Ils n'en accusent pas l'hétérosexualité. Certains ont des parents homosexuels et ont eu une enfance heureuse. Ils n'en félicitent pas l'homosexualité.


Nous n'avons pas les préjugés de nos ennemis, car la vie est la vie, et pas la haine. Les gays et les lesbiennes ne rendent pas moins de services à la France que des théologiens bizarres et des politiciens sans idées. Croit-on d'ailleurs qu'il n'existe pas d'homosexuels à l'UMP, parmi les rabbins, les mollahs et les pasteurs ? Les populistes homophobes et ceux qui répandent leurs propos se rendent-ils compte que leurs incessantes diatribes libèrent les actes ? Que, si des supposés responsables parlent de manière irresponsable, la brutalité va se sentir justifiée ? Dans tout cela, le mariage est un leurre. Une fois qu'il sera acquis, l'homophobie ne cessera pas, et c'est elle qu'il faut criminaliser. S'il y a quelque chose de dangereux dans une société, c'est le lobby de la bêtise et de la haine."
Et de quoi rigoler un coup
et pour Sophie ;) un semblant de traduction :

Les américains commencent à se faire à l'idée du mariage gay, mais il y a encore des réticences.

A tous ceux qui sont contre on dit :
ok, gardez le mariage entre homme et femme,
et en réponse, 
on épousera vos petites amies !

Tu ne crois pas qu'on puisse ?
On serait les meilleurs maris du monde,
tu nous as vus ?

On est gaulés,
tous, ça semble impossible statistiquement et pourtant c'est vrai !
parce qu'on aime aller à la gym,
et tu sais qui d'autre aime aller à la gym ?
Ta meuf !
et après on va boire des cocktails.

Sans ajouter qu'on est mieux sapés que toi
avec tes shorts tachés de ketchup

Qu'est ce que tu lui prépare pour le p'tit dej' ?
Des oeufs cramés ?
Nous on lui fait une quiche,
une putain de quiche
et du houmous maison !
Est ce que tu connais au moins la difference entre le houmous et le baba ganousch ?
T'es tellement nase...

Elle veut aller danser ?
On est le prof de danse,
d'urban tango.

T'as pas ton carton pour le vernissage ?
Il nous suffit d'un texto au galeriste,
Maurice.

T'es pas en humeur d'aller voir cette comédie musicale,
nous oui, en plus on aime ça !

On serait ravie de venir à cette soirée déguisée,
et non, on ne matera pas les autres nana,
burk !

On peut l'écouter pendant des heures et la rassurer,
ce n'est pas elle la folle,
Cassandra est bien une pute !!

En plus, son père nous aime bien
c'est parce qu'on n'est pas une menace,
d'ailleurs on joue en ce moment même au tenis avec lui.

Et là, tu penses surement au sexe...

On sait comment elle aime être embrassée,
elle trouve ça drôle de nous rouler des pelles quand elle est bourrée.

Et on connait déjà son doux passé et ses fantasmes
qu'elle est trop embarrassée de te raconter

Le genre de partie à trois qui lui plairait,
et on est carrément pour !

c'est sur notre épaule qu'elle vient pleurer quand elle a besoin de se plaindre,
DE TOI !

On connait toutes tes faiblesses.
Tu es l'étoile Noire et nous,
une armée de fabuleux Luke Skywalker.

Alors, rappelle-toi qu'on te rend un super service en étant attirés entre nous
plutôt que par ta nana.
Alors si tu restes fermé d'esprit sur le sujet,
on se fera violence et on ira épouser ta meuf !

Ne nous forcez pas à nous marier avec vos petites amies,
soutenez le mariage gay !
 

jeudi 25 octobre 2012

en cours, +++

Je prépare un billet sur le viol depuis plusieurs semaines, je prends mon temps pour qu'il me plaise et je cherche quelle forme lui donner pour qu'il soit informatif, revendicatif mais aussi suffisamment attractif...
Je connais beaucoup de filles et femmes qui se sont fait violer, beaucoup qui ont étés attouchées, j'ai assistée à plusieurs agressions de caractère sexuel, j'ai été suivie dans la rue, j'ai eu peur, je me suis fait frapper par un fou parce que je lui ai souri quand nos regards se sont croisés, je me suis pris moult mains aux fesses, sans parler des propositions franchement humiliantes qui se transforment en insultes sitôt celles-ci refusées, je me suis fait traiter de salope, de pute et autres plus d'une fois comme toutes les femmes que vous connaissez !
J'en ai marre d'entendre des gens minimiser la gravité du viol, faire du slut-shaming, voire dire ou même imaginer qu'une victime de viol l'a provoqué... Comment peut-on retourner la situation a ce point ?
J'ai beaucoup à dire et ce sujet me tient très particulièrement à cœur mais, je ne sais pas écrire, j'ai donc besoin de bien travailler mon propos avant de me lancer dans la fosse aux lions et comme j'ai plein d'autre projets sur le feu, ça traiiiiine.

Pendant ce temps plusieurs procès on eu lieu concernant les maltraitances faites à des femmes, les verdicts ont été, de mon point de vue, terrifiants. Ils nourrissent l'idée que porter plainte ne sert à rien, qu'un viol n'est pas considéré comme une véritable infraction, que la Femme, en France, en 2012, est souvent encore perçue comme une hystérique affabulatrice, quand elle est considérée...

Je m’intéresse de plus en plus à la cause féministe. Ce mot m'a longtemps gêné, je l'ai beaucoup assimilé à ces gonzesses énervées qui veulent accabler les hommes de tous les maux, détruire l’oppresseur. Je ne suis pas de celles-là. Pour moi, le féminisme est un sujet de société, qui concerne les femmes comme les hommes.
Quel homme à envie de voir sa fille violée ? Quel homme aime voir sa petite amie avoir peur dans la rue ? Quel homme apprécie de savoir que sa femme se sent moche, humiliée, fragilisée, par l'image de la Femme véhiculée partout... ?
l'Homme n'est pas l’oppresseur. D'après moi, il subit son rôle (certes plus confortable je pense) comme nous tous.
Je pense que le féminisme est l'affaire de tous, comme le racisme, l'homophobie, l'écologie et tous les autres grands sujets qui concernent le respect et qu'il est légitime de vouloir être traités d’égal à égal. Nous sommes différents, mais égaux en droit. Cette différence de genre donne l'impression à beaucoup d'hommes que leur comportement est légitime mais ce n'est pas le cas. Pour changer ça, il faut rallier les hommes à cette cause, il faut qu'ils comprennent leur intérêt, il faut que nos amis, amants, pères, frères, maris, petits amis, potes, tous les hommes qui nous entourent, qui nous aiment, constatent que le rôle qui leur est proposé, voir imposé, est mauvais pour nous tous, que se retrouver illustrés en gros porcs buveurs de bière, fainéants  violents ou débiles n'est pas reluisant et qu'eux aussi finalement, répondent à plusieurs de ces clichés, qu'il n'est pas besoin d’être un beauf pour subir son propre comportement de mec, que même quelqu'un de cultivé, ou riche, ou n'aimant pas le foot, ou ayant des amies fille peut déraper dans une attitude sexiste négative.
Mais aussi que les femmes ouvrent les yeux sur ce qu'elles perdent en oubliant et en niant complètement leur droit à l'égalité.
Il n'est pas besoin de se trancher un sein, de cracher sur son mec ou d'être complètement indépendante pour ouvrir sa gueule, pour avoir le droit de désirer et d'affirmer qu'on veut mieux ?
Qu'à travail égal, le salaire soit égal, qu'on ne puisse plus violer impunément, que les femmes ne soient plus proposées que comme des objets de désir à longueur de temps à la télévision et partout ailleurs. Qu'on ne soit plus poussées à se sentir mal de ne pas être ces femmes "parfaites" et irréelles.

Les hommes sont aussi de plus en plus concernés par des diktats esthétiques aberrants, pourquoi au lieu de nous libérer un peu, on souhaite imposer les même conneries aux hommes, pourquoi quand on parle de ce sujet, on nous fait croire qu'il faut choisir un extrême ou un autre ? J'ai le droit d'aimer me maquiller et avoir du poil aux pattes !

Bref, beaucoup de questions, de colère et de fatigue font que c'est compliqué pour moi de bien écrire sur le sujet du viol, et malheureusement du féminisme.

D'autres en parlent mieux que moi : Aurélie et Nina

Les faits remontent à 1999, les victimes ont déposé plainte en 2005, le procet se termine en 2012.
6 ans pour trouver le courage de remuer le couteau dans la plaie pendant 7 ans d'instruction encore,
pour rien !

Voici les informations que je récolte pour vous sur le sujet (textes + vidéos) :

Tournantes : 10 acquittés, 4 condamnés par BFMTV
  
Payetonprecaire :
" D’après ce qui a été rapporté par les journalistes, l’enquête aurait été bâclée. De la même façon, les victimes n’ont pas été prises en charge. Rien n’a été fait pour les sortir de leur quartier, les soutenir psychologiquement. La preuve en est que Nina a fait plusieurs tentatives de suicide. Enfin, tout le monde semble passablement interloqué par la légèreté des peines de ceux qui ont été reconnus coupables. La peine maximum a été d’un an de prison ferme. "

" Les victimes n’ont pas eu les moyens de déménager. Elles ont été confrontées à leurs agresseurs tous les jours. Leurs agresseurs sont libres mais elles sont dans une prison invisible mais bien réelle. "

" Cela fait maintenant une dizaine d’années que l’on sait que cette réalité ( les viols collectifs en quartiers classés "zone prioritaire") existe, que ce n’est pas une légende urbaine et qu’a-t-on fait ? Rien. Aucune structure adaptée aux victimes de viols, aucune procédure d’urgence pour les victimes. Pas d’unité de police spécialisée dans les crimes sexuels. Parfois certains commissariats n’ont aucun élément féminin qui pourrait aider les victimes à parler."

"les viols collectifs existent toujours et sont traités avec autant de légèreté qu’il y a dix ans."

"En France, quand une victime – homme ou femme – porte plainte pour viol ou agression sexuelle, on remet en cause la parole de la victime et c’est d’ailleurs le seul. Lorsque l’on porte plainte pour un vol avec effraction, personne ne souligne d’emblée qu’il peut y avoir une arnaque à l’assurance. La victime de viol semble toujours avoir joué un rôle actif dans la commission de l’infraction"
http://payetonprecaire.wordpress.com/2012/10/12/nina-et-aurelie-deux-victimes-mais-peut-etre-deux-symboles/
 

Le procès du tournantes de Fontenay-sous-Bois un naufrage judiciaire par BFMTV

Libération.fr
" Comment, d’une instruction où les accusés s’étaient dénoncés les uns les autres, donnant des détails qui confirmaient leur participation aux viols, est-on arrivé à des acquittements massifs et des peines de sursis d’ordinaire prononcées pour des petits délits ? "

« Dès que l’audience a démarré, j’ai senti que quelque chose de bizarre se passait, raconte Nina. Les accusés rigolaient. Ils me traitaient de mytho, et la présidente de la cour d’assises les laissait. Il y en a un qui m’a dit : "Grosse vache, tu crois que je t’aurais violée ?" Et on ne l’a pas repris. »

" Auditionnée quarante et une fois par les enquêteurs, Nina a raconté les viols collectifs dans des caves souillées ou des cages d’escaliers sordides, six mois durant, quasiment tous les jours, en 1999. Les hommes qui attendaient «leur tour» en «faisant la queue», parfois à cinq, parfois à dix, quinze ou vingt. Les humiliations, les excréments que l’un d’eux l’a obligée à lécher sur un préservatif après une sodomie, les coups de poing au visage, les brûlures de cigarettes. "

« J’ai essayé de leur expliquer qu’on n’a pas la notion du temps quand on se fait violer par dix personnes à la fois. J’ai fini par leur dire : "Si j’avais su, j’aurais pris un calepin, pour noter les heures de passage de chacun, et m’en souvenir treize ans après. » 

" A l’audience, un avocat de la défense a souligné que Nina «quand même mettait des jupes». "

" Un accusé a assuré qu’un certain soir, dans une cave, alors qu’une quinzaine de garçons «attendaient», il est «certain» que Nina n’a pas été violée par pénétration vaginale car, sinon, il l’aurait entendu «gémir de plaisir». " 
http://www.liberation.fr/societe/2012/10/12/les-accuses-me-traitaient-de-mytho-et-la-presidente-les-laissait_852956

Tournantes : 10 acquittés, 4 condamnés par BFMTV

Procès des tournantes : "On a traité mes clientes de menteuses par BFMTV


Procès des tournantes : "on s'est senti plus accusées que victimes" par BFMTV


"Je ne peux plus me reconstruire" par Europe1fr

 
Procès des tournantes : "On s’est retrouvés en détention sans preuves" par BFMTV

+ Aurélie interviewée sur RTL : télécharger le mp3 ici, à partir de ma dropbox


mardi 4 septembre 2012

wouha !




C'est simple, 
des feuilles de plastique imprimées de lignes noires plus ou moins larges et pré-découpées, 
de la lumiere infrarouge et hop : 
la 2D devient de la 3D.
L'explication vulgaire est que le noir attire plus la chaleur de la lumiere vers lui 
ce qui fait se contracter le plastique au niveau du trait.
De la largeur du trait dépendra l'angle d'inclinaison de la pliure.
Ça pourra servir pour de l'emballage etc...
On s'en fout un peu, je vous l'accorde,
la vidéo est chouette surtout :D

P.s. : moi aussi je déforme du plastique !